FAQ



    Immunothérapies imposant une vaccination (par ARNm)




    Aucun des vaccins disponibles sur le marché ne consiste en l’injection de Coronavirus vivant ou mort.

    Les vaccins à ARNm (ARN messager), induisent la fabrication d’une protéine virale, appelée protéine Spike, qui va ensuite provoquer la réaction immunitaire. En effet, l’ARNm est comme un code qui est lu par vos cellules pour fabriquer une substance immunogène. Ainsi, vous allez vous-même synthétiser des anticorps contre cette protéine virale ce qui vous protégera lorsque vous serez réellement en contact avec le Coronavirus.

    Les vaccins de type Astra Zeneca ou Johnson&Johnson, utilisent le même principe de stimulation immunitaire mais le vecteur de pénétration cellulaire est alors un virus vivant (Adenovirus) qui ne peut se multiplier dans l’organisme.

    Leur efficacité est similaire et de l’ordre de 90-95 %. Ce pourcentage signifie que les personnes vaccinées baissent de 95% leur risque d’attraper la Covid par rapport au non vaccinés.

    L’efficacité sur le variant anglais reste excellente. Cependant, l’efficacité est moindre pour les variants brésilien et sud-africain.

    Les études montrent que, même si un patient vacciné s’infecte par un variant, il développera une maladie moins grave que s’il n’était pas vacciné.

    La vaccination baisse la contagiosité sans l’annuler totalement Si vous vous infectez par la Covid-19, vous serez très probablement moins contaminant que si vous n’êtes pas vacciné mais le risque de transmettre la maladie n’est pas nul. Il reste donc important de continuer le respect des gestes barrière.

    Une vaccination est indiquée entre 3 et 6 mois après l’infection COVID-19. La dose unique de vaccin jouera ainsi un rôle de rappel.

    Trois exceptions, la vaccination avec une seule dose ne concerne pas deux types de patients:
    1. les personnes présentant une immunodépression avérée (en particulier celles qui reçoivent un trai-tement immunosuppresseur) doivent, après un délai de 3 mois après le début de l’infection par le SARS-CoV-2, être vaccinées par le schéma à deux doses

    2. les personnes qui ont reçu une première dose de vaccin et qui présentent une infection par le SARS-CoV-2 avec PCR positive dans les jours qui suivent cette première vaccination ne doivent pas recevoir la seconde dose dans les délais habituels, mais dans un délai de 3 à 6 mois après l’infection.

    3. Les résidents en Ehpad et USLD doivent recevoir le schéma à 2 doses

    La réalisation d’une sérologie pré-vaccinale n’est pas pertinente et donc non recommandée.
    La présence de symptômes persistants après une Covid-19 n’est pas une contre-indication à la vaccination.

    Oui, le Collège Français des Gynécologue Obstétriciens recommande la vaccination à partir du 2ème trimestre. Les vaccins à ARNm (Comirnaty® ou Moderna®) devraient être privilégiés.

    Il n’y a à ce jour aucun argument pour penser que les vaccins mentionnés peuvent induire un effet délétère fœtal mais une injection pendant le premier trimestre de grossesse est à éviter de principe.
    Il existe désormais des données d’immunogénicité chez la femme enceinte : la réponse immunitaire vaccinale semble meilleure que celle induite par la maladie naturelle avec un transfert transplacentaire d’anticorps aux nouveau-nés, faisant espérer pour quelques mois une protection du jeune nourrisson.
    Le lien est le suivant : http://www.cngof.fr/coronavirus-go-cngof/apercu?path=Vaccination-anti-covid-19%252Fvaccination-Covid-19-femmes-enceintes-CNGOF-GRIG-8-3-2021.pdf&i=46692

    Le vaccin AZ reste indiqué chez les plus de 55 ans en raison d’une balance bénéfice-risque toujours très favorable.

    Il n’est pas recommandé d’avoir un rappel avec un vaccin différent de la première dose surtout si la 1ère injection n’a engendré aucun effet indésirable grave. Les essais cliniques ont validé une efficacité à 2 doses espacées de 12 semaines qui est de l’ordre de 90-95 % pour le vaccin AZ. On ne connait pas de façon claire l’efficacité du schéma mixte AZ puis Pfizer.

    Le patient est toutefois légalement en droit de refuser un acte médical.

    Indications : transplantés d’organes solides, transplantés récents de moelle osseuse, patients dialysés, patients atteints de maladies auto-immunes sous traitement immunosuppresseur fort de type anti-CD20* ou anti-métabolites, les personnes sous chimiothérapie lymphopéniante.

    Délai : 4 semaines au moins après la deuxième dose, ou dès que possible pour les personnes qui auraient déjà dépassé ce délai.

    *Rituximab, ofatumumab, ocrelizumab…

    Oui, le rappel n’est pas contre-indiqué. Il n’y a pas à ce jour de consensus sur l’utilisation systématique d’une prophylaxie anti-zostérienne pré-vaccinale avant la 2ème dose.

    Après interrogation du CRPV de Bretagne, le caractère systématique d’une deuxième poussée de zona lors du rappel ne semble pas être la règle. De ce fait, la prophylaxie peut s’envisager notamment en cas de poussée zostérienne algique ou importante ou si le patient ne complètera pas son schéma vaccinal sans traitement préventif.

    Après la première vague de vaccination, quelques évènements indésirables (rares) ont été signalés. Ils ont conduit à modifier le schéma vaccinal.
    On peut vous proposer une deuxième dose de vaccin d’une marque différente de celle que vous avez eu en première injection.
    Les études cliniques n’ont pas été faites dans cette situation mais des données montrent que des personnes ayant eu la Covid (et qui ont donc des anticorps circulants), bénéficient quand même d’une injection de vaccin ce qui renforce considérablement leur protection.
    Ce type de schéma vaccinal avec deux vaccins différents est par ailleurs utilisé dans d’autres schéma vaccinaux utilisés depuis des années. C’est le cas pour le schéma de vaccination contre le pneumocoque.

    La réponse est très probablement oui. Selon les données virologiques (baisse du nombre de virus dans les prélèvements) et épidémiologiques.
    Dans une étude britannique, les personnes contacts de professionnels de santé testés positifs mais vaccinés ne présentent pas de sur-risque d’avoir la maladie par rapport à la population générale.

    La réponse à cette question n’est pas connue. On sait que l’immunité naturelle acquise après la maladie Covid ne suffit pas à protéger à 100% et que la baisse de l’immunité devient importante en 6 à 12 mois. Cependant, on manque encore de recul pour les vaccins.

    Prenez contact avec l’ARS, votre centre de référence (CHU de Rennes par exemple) ou la Hotline de Gériatrie qui transmettra l’information.

    Si je suis symptomatique avec des symptômes compatibles avec la Covid (fièvre, céphalées, toux, signes respiratoire, rhinorrhée, symptômes digestifs) et que j’ai une PCR positive pour le SARS-CoV-2 plus de 14 jours après la deuxième injection, alors je rentre dans la définition de l’échec vaccinal.

    Il est nécessaire de la déclarer selon 2 voies :
    • Sur le site qui a servi pour valider la vaccination et générer l’attestation de vaccination.
    • Une déclaration peut également être faite au centre régional de pharmacovigilance.

    Les personnes de plus de 55 ans sont pour la plupart éligibles à l’Astra Zeneca . Cette vaccination est réalisable sur un mode ambulatoire par le médecin traitant.
    Nous rappelons également que les transports sanitaires sont intégralement remboursés pour une vaccination en centre.
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